La Grèce tente une contre-offensive contre ses néonazis, devenus omniprésents
Des membres d’Aube dorée manifestent devant l’ambassade de Turquie à Thessalonique. Le gouvernement grec s’est résolu à hausser le ton face au parti néonazi Aube dorée, omniprésent dans la rue et en pleine forme dans les sondages, après son entrée au Parlement à la faveur de la crise. Après des années d’incurie face à l’extrémisme de droite, qui bénéficie de collusions policières et de l’inertie judiciaire, les autorités grecques semblent avoir pris conscience de la menace qui se profile pour une société démocratique. Après avoir lui-même tonné contre une “invasion” immigrée qui menacerait “la survie” nationale, le ministre de l’ordre public, Nikos Dendias, a fini par lancer la contre-offensive réclamée depuis des mois par les défenseurs des droits de l’homme. Il a décrété la tolérance zéro contre les groupes auteurs de violences, qu’il a désignés comme des “sections d’assaut”, dans une référence directe aux SA hitlériennes. Il a également menacé les députés néonazis d’arrestations en cas de flagrants délits, les a privés de gardes du corps, et a fait tomber quelques têtes policières trop évidemment complaisantes. La justice a elle aussi haussé le ton, en demandant la levée de l’immunité parlementaire de trois élus néonazis accusés notamment d’usurpation d’autorité, tandis que son ministre, Antonis Roupakiotis dénonçait des “comportements nazis, fascisants et inhumains de cadres d’Aube dorée”. Un test crucial de cette nouvelle détermination sera la reprise prévue mardi, après sept ajournements, d’un procès de trois activistes accusés d’avoir poignardé des Afghans.
via lemond.fr: La Grèce tente une contre-offensive contre ses néonazis, devenus omniprésents
Posted on 22.09.2012, in Dienste, Gewalt, Kameradschaft, Rechtsextremismus. Bookmark the permalink. Leave a Comment.







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